Site Map |  Lise content
Accueil: vif-edition
 
Nathaniel Tarn

© Nina Subin, 2003

Nathaniel Tarn

Nathaniel Tarn se veut poète américain, et à raison, sans cependant renier, bien au contraire, ses origines européennes. Il est né à Paris en 1928, et après la Seconde Guerre mondiale, a poursuivi des études de littérature, d'ethnologie et d'histoire à Cambridge, en Angleterre ; à Paris, ensuite (Sorbonne, musée de l'Homme, C.F.R.E., E.H.E. et Collège de France) ; puis à Yale et Chicago ; enfin, à la London School of Economics. Son travail d'anthropologue l'a amené sur le terrain, principalement au Guatemala, chez les Mayas des Hautes-Terres, et il s'est, par ailleurs, impliqué dans la sociologie des institutions bouddhiques, surtout en Birmanie. Professeur à la School of Oriental & African Studies de Londres entre 1959 et 1967, et aux États-Unis, aux universités de Princeton, de Pennsylvanie, de Rutgers, entre autres, il a aussi enseigné en Chine. Tarn a en effet voyagé sur tous les continents du monde, et parcouru les cinquante États…

La vocation poétique, présente depuis l'enfance, fait pendant à la pratique anthropologique. Tarn a publié son premier livre, Old Savage/Young City, en 1964, chez Jonathan Cape, à Londres, et Random House, à New York — plus de trente-cinq livres, ainsi qu'articles, plaquettes, etc. ont suivi. Après avoir fréquenté pendant un temps le groupe surréaliste à Paris (son essai « Non un Passé, mais un Avenir », figure dans le volume d'hommages à André Breton, publié par la NRF en 1967), il a été, à Londres, rédacteur en chef de la collection Cape Editions, et directeur de la maison d'édition Cape Goliard qui publia Olson, Zukofsky, Burroughs…

En France, il a été inclus, parmi ses pairs, dans l'anthologie Vingt poètes américains publiée par Michel Deguy et Jacques Roubaud, chez Gallimard, en 1981. Son livre sur le culte du Maximón au Guatemala est paru à L'Harmattan, en 2006.

Depuis 1985, il réside sur les hauteurs de Santa-Fé, au Nouveau-Mexique, avec son épouse, Janet Rodney, poète également ; il cultive son jardin, observe les oiseaux, et travaille en permanence dans son immense bibliothèque. La fenêtre de son bureau donne sur les collines de Los Alamos, où la bombe atomique du Projet Manhattan a été créée, et où de gigantesques feux de forêt éclatent de temps en temps, prélude impressionnant à toutes les menaces qui pèsent sur les êtres et les mondes naturels vivants.

Justice serait rendue si ce livre atteignait un public français dans la langue natale d'un veilleur du monde, en poste de vigie au cœur du continent américain — la grande santé d'un esprit absolument libre.